Alain Foka, journaliste à RFI Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, la France est-elle en passe d’être chassée du Sahel ? Quelle est sa stratégie pour ne pas perdre le dernier pays où elle a repositionné ses troupes ? Parviendra-t-elle à convaincre la CEDEAO de frapper les putschistes de Niamey ? N’est-ce pas la fin de la présence française dans le Sahel africain ? Dans cette chronique intitulée : « Niger, le  putsch de trop pour la France ? », le  journaliste Alain Foka apporte des éléments de réponse à ces questions ci-dessus. Le présentateur de l’émission « Archives d’Afrique » sur RFI profite également de l’occasion pour recadrer l’ancien ambassadeur français, Nicolas Normand et l’ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, Dominique Trinquand. En effet, sur les antennes françaises, les interventions de ces deux hommes sur la situation au Niger sont superficielles, sur fond de discours vintages. « L’aide de l’UE est très importante au Niger. Si l’aide de l’UE, l’aide française et l’aide américaine cessent au Niger, on va assister à un scénario de catastrophe, parce que ce pays est déjà très fragilisé.  Il est menacé par sa pauvreté. Le radicalisme d’une jeunesse qui n’a pas d’avenir, le pays est presqu’au bord de l’effondrement, il a besoin d’une aide extérieure, occidentale, forte », a élucubré Nicolas Normand. Et à Dominique Trinquand d’ajouter en estimant que le rejet du régime Bazoum s’explique par du tribalisme. «  Bazoum et Issoufou sont des Arabes. Là (les putschistes, ndlr) ne sont pas des Arabes, mais des Africains. Donc il y a ce sujet qu’on connait très mal ». Pour Alain Foka, ces deux diplomates français qui se croient spécialistes de l’Afrique sont totalement à côté de la plaque dans leur analyse sur la situation au Niger. « Quand on ne sait pas, on doit savoir se taire au lieu de dire de telles inepties », a-t-il recadré. Suivez!

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer